Benjamin Tur, chef privé : la table vient à vous
Passé par Saint-Tropez, Val-d'Isère et l'ouverture du Pavillon de la Source, Benjamin Tur a rangé sa veste de chef de restaurant pour cuisiner chez ses clients. Sa cuisine est méditerranéenne, franche, généreuse. On la déguste à l'assiette, autour d'une plancha ou devant les braises.

Benjamin Tur a quitté les cuisines de restaurant pour faire découvrir sa cuisine méditerranéenne chez ses clients. · Trotters TV
Le goût du produit, dès l'enfance
Benjamin Tur n'a pas fait d'école hôtelière. Il a appris en regardant, en goûtant, en recommençant. Chez lui, on parlait viande et marché bien avant de parler recettes : une grand-mère bouchère, des parents commerçants dans les métiers de bouche. Le respect du produit, il l'a reçu en héritage.
Ses débuts, il les fait en salle, comme serveur dans plusieurs maisons. Il y apprend ce que les cuisines enseignent rarement : lire une table, deviner ce qu'un client attend avant qu'il le dise. Ce réflexe ne l'a jamais quitté. Il explique sans doute pourquoi, aujourd'hui, il se sent si bien chez les autres.
Des saisons qui forment le caractère
Viennent ensuite les saisons. L'été à Saint-Tropez, l'hiver à Val-d'Isère. Deux adresses où la clientèle ne laisse rien passer et où le rythme ne pardonne pas. Il y progresse vite, affine sa technique et croise des équipes qui comptent encore pour lui.
L'étape suivante s'appelle Le Pavillon de la Source. Il en prend les cuisines dès l'ouverture et c'est là que son style se fixe. Une cuisine méditerranéenne et conviviale, bâtie autour du four Josper, ce barbecue fermé en fonte qui saisit viandes et poissons à très haute température. La chair reste juteuse, la croûte prend ce goût de braise qu'on n'oublie pas.
Pourquoi chef privé
Au bout de quelques années, l'envie d'autre chose s'est imposée. « J'ai ressenti le besoin de relever un nouveau défi », résume-t-il simplement. Le métier de chef privé lui permet de réunir ses deux vies : celle de la cuisine et celle de la salle.
Plus de carte figée, plus de service à la chaîne. Chaque soirée s'invente avec ceux qui le reçoivent. Il y gagne une liberté de création qu'il n'avait pas en restaurant. Ses clients, eux, gagnent un chef qui cuisine pour eux seuls, à deux pas de la table.
À l'assiette ou autour des braises
Pour un dîner à deux comme pour une tablée d'une vingtaine de convives, il sert à l'assiette un menu gastronomique en plusieurs temps. Au-delà, il passe volontiers aux grands plats à partager, plus détendus.
La plancha se joue devant les invités, et c'est tout l'intérêt. Le brasero, lui, fait honneur aux belles pièces. Sur l'un de ses menus, on croise une côte de bœuf de Montbéliarde, un magret de canard IGP du Sud-Ouest, une picanha Angus d'Uruguay, des gambas et des encornets en persillade. En ouverture, panisse maison et beignets de courgettes. La paella, enfin, arrive en grande poêle au milieu de la table.
Le reste se décide ensemble : ceviche, tartare, linguine alle vongole, risotto, frito misto, tapas, méchoui, buffet grec ou italien. Pour les fêtes, il glisse même des pieds paquets marseillais et un coing rôti au miel.
Une méthode simple : la saison d'abord
Ses menus partent du marché, pas d'un catalogue. Il cherche l'équilibre entre les plats, la variété des saveurs, et ne transige pas sur la générosité. Son credo tient en une phrase : mettre le produit au centre de l'assiette.
Vous ne trouverez pas de grille tarifaire. Le prix dépend du menu, du nombre de convives, du lieu et de la formule. Après un premier échange, Benjamin Tur envoie une proposition taillée pour l'occasion et pour le budget.
Le contacter
• Instagram : @benjamin_ttur
• E-mail : benjamintur.bt@gmail.com
• Devis sur demande
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